Géographie du Maroc

Géographie du Maroc

15 février 2016
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LES RELIEFS
Les plus hautes montagnes du Maghreb sont situées au Maroc, dont les deux tiers du territoire sont constitués de reliefs montagneux.

Le plus haut sommet du pays, le Djebel Toubkal, culmine à 4167 m. D’autres montagnes culminent à plus de 4000 mètres. La diversité des reliefs du Maroc permet des rencontres insolites, comme celle de la neige et des palmeraies, ou celle des dunes sahariennes avec les praires vertes.

Les montagnes du Rif et de l’Atlas, lui-même composé de trois chaînes, constituent les réserves d’eau du Maroc.

LE RIF
Il s’étend de la côte de l’océan atlantique au nord du pays et borde la méditerranée de ses côtes rocheuses. Vers le sud, il s’abaisse doucement en basses collines. Le djebel Tidighine, plus haut sommet du Rif atteint 2456 m. La chaîne est compartimentée en vallées encaissées, courtes et étroites qui délimitent des massifs aux pentes abruptes travaillées par l’érosion. Ce type de relief rend les tâches agricoles pénibles, et beaucoup d’habitants partent désormais vivre dans les grandes villes. A l’ouest la végétation est composée de sapins, de pins, et de cèdres. En se dirigeant vers l’est, vers la Méditerranée, les steppes arides et les maquis prennent le pas.

L’ATLAS
L’Atlas est composé du Moyen Atlas au Nord, du Haut-Atlas au centre et de l’anti-Atlas au sud du pays. Ces trois chaines sont placées sur un axe sud-ouest / nord-est.
– Le Moyen Atlas est composé de plateaux calcaires à l’ouest (2100m) et d’un système plissé à l’est (3000m). C’est le château d’eau du Maroc.
– Le Haut Atlas est une succession de massifs montagneux larges de 80 km remontant vers le nord-est sur une longueur de 700 km. On y trouve une succession de plateaux d’altitude, de massifs hauts et anciens où se trouvent le Djebel Toubkal et des montagnes calcaires plissées très arides à l’est.
– L’Anti Atlas est un massif ancien se prolongeant de l’est à l’ouest avec une altitude variant de 1000 m à 200 m d’altitude.

LES PLAINES ET PLATEAUX
Les plaines du Maroc sont très étendues. Des montagnes du Rif jusqu’au Moyen Atlas, le bassin du Sebou (36 000 km²) est composé de bas plateaux, de cours d’eau, quelques collines et des plaines fertiles qui permettent l’agriculture. La plaine du Gharb occupe une superficie 3000 km². On y cultive la betterave sucrière, le riz, la canne à sucre, le tabac. Le chêne-liège et l’eucalyptus sont exploités dans la forêt de Mamora.

La région des Hauts plateaux se situe dans le Maroc Oriental, entre les versants de l’Atlas, l’Algérie et la côte méditerranéenne.

LE DÉSERT
Au delà des chaînes de l’Atlas, on trouve le Maroc pré-saharien et saharien, formé de plateaux désertiques rocailleux, de plateaux de galets (reg) ou couverts de sable (erg), de dépressions fermées (Sebkha) ou de plateaux dont l’altitude est inférieure au niveau de la mer, de -40 à -50 m L’erg Chebbi, à proximité de la frontière algérienne, est la plus vaste étendue de sable à l’intérieur du Maroc. Certaines de ses dunes peuvent atteindre des hauteurs considérables, jusqu’à 200 mètres.

Son écosystème aride ne permet qu’une activité biologique vivant au ralenti.

HYDROGRAPHIE
Le Maroc bénéficie d’une bonne hydrographie grâce à ses montagne, à l’exception toutefois de la zone saharienne et pré-saharienne, à partir de Marrakech. Utilisés principalement pour la consommation et l’irrigation des cultures, les cours d’eau alimentent parfois quelques barrages hydro-électriques du pays.

En hiver, une bonne quantité de neige tombe sur les hautes montagnes du Rif, du Moyen et du Haut Atlas. Les réserves d’eau se constituent, d’où partent les rivières et des fleuves, qui comptent parmi les plus importants du Grand Maghreb. La Moulouya (450 km) se jette dans la Méditerranée, et le Sebou (500 km) se déverse dans l’Atlantique. Cependant, l’irrégularité de leur cours irrégularité empêche la navigation, sauf sur la dernière partie du Sebou.

Les crues soudaines et incontrôlées du printemps ou de l’automne amènent des inondations qui sont la règle dans les plaines littorales. Ces crues alimentent des nappes souterraines ou les populations vont s’approvisionner. Cependant la variabilité des débits amènent de grands problèmes, notamment à l’agriculture.

La circulation souterraine de l’eau est très importante au Maroc. Ainsi les oueds Ziz et Rhéris, venus de l’Atlas, se perdent dans les sables du désert.

Enfin, on trouve des lacs occupant de vastes vallées. Les pluies fortes tombant pendant de nombreux jours successifs produisent aussi de belles étendues d’eau éphémères.

LA VÉGÉTATION
Les régions boisées du Maghreb se trouvent au Maroc. Les chênes-lièges, les chênes verts, les genévriers les cèdres les sapins et les pins recouvrent les montagnes tournées vers l’océan atlantique. Ces arbres bénéficient des pluies automnales et hivernales. Ces forêts sont cependant fragilisées pas les incendies, les coupes et l’érosion du sol.

Les plaines irriguées par les oueds et les fleuves sont occupées par les terres cultivées. Dans la plaine du Sous, on trouve les fameux arganiers, arbres que l’on ne trouve nulle part ailleurs et dont on retire la célèbre huile d’argan aujourd’hui très recherchée.

Dans les oasis, les cultures maraîchères et les arbres fruitiers poussent à l’ombre des palmiers-dattiers.

LES RESSOURCES MINIÈRES
Le sous-sol marocain recèle des ressources minières en phosphate, zinc, plomb, manganèse, fer, cobalt, cuivre, barytine, et argent. On y trouve également du marbre, du gypse, calcaire et quelques ressources énergétiques comme la charbon, le warium, et quelques puits de pétrole…

Le Maroc possède les trois quarts des réserves mondiales de phosphate du monde. Il en est donc le premier exportateur avec une production annuelle de 30 millions de tonnes.

Le Maroc est le premier exportateur africain de plomb, il exporte aussi le cobalt et la barytine.

Malgré ses ressources énergétiques, le développement des centrales hydro-électriques et thermiques (Hassan 1èr, Matmata, Jorf Lasfar) et la reprise de la prospection pétrolière à Essaouira en offshore, le Maroc doit cependant importer la majeure partie de ses besoins en énergie.

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